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Heureux : un impératif !

(Albert Rouet,l’Eucharistie et l’humanité, p 17, Anne Sigier, 2008)

 

L’impératif suppose bien des conditions : que celui qui le pose soit qualifié pour le faire : que ceux qui le reçoivent soient aptes à l’interpréter correctement ; qu’existe donc entre celui qui parle et ceux qui entendent une relation telle que l’ordre en soit justifié. Un ordre peut-être étrange, mais jamais étranger. L’impératif déclare une chose à faire ; il affirme que ce qu’il prescrit passe de celui qui commande en ceux à qui il enjoint d’agir.

 

En ce sens, les Béatitudes constituent des déclarations impératives.

Elles disent ce qui est.

Elles enjoignent de participer à cette réalité.

Quels que soient les motifs pour lesquels les foules suivent le Christ

– le succès, la santé ou la gloire-,

il lance un « Heureux » qui renverse dès à présent,

l’ordre des attentes et des perspectives.

Le premier mot du premier des cinq sermons de Jésus en Saint Matthieu

désigne la joie du Royaume, et comment la recevoir.

Les pauvres de cœurs, les artisans de paix, les assoiffés de justice, etc…,

communient au projet de Dieu sur la terre.

Déjà, ils vivent à la suite du Christ dont la nourriture et la joie

constituent à faire la volonté de Celui qui l’a envoyé.

Lui est heureux d’être là où il parle.

En prononçant les Béatitudes,

dévoile la joie qui l’anime et il révèle son Père. (…)

 

Les Béatitudes désignent un impératif,

le même que celui dont le Christ fait l’axe de sa vie.

Il se livre à un impératif reçu du Père :

Livrer et donner sa vie.

 

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