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Extraits des discours de Benoît XVI (vendredi au Saint-Sépulcre de Jérusalem et lors de la cérémonie de congé à l’aéroport de Tel-Aviv) ; La Croix du 18/5/09

Au Saint-Sépulcre

« Le tombeau vide nous parle d’espérance, de l’espérance qui ne déçoit pas parce qu’elle est don de l’Esprit de vie. C’est là le message que je désire vous laisser aujourd’hui, à la fin de mon pèlerinage en Terre sainte. Que l’espérance se lève, toujours nouvelle, par la grâce de Dieu, dans le cœur de toutes les personnes qui demeurent sur ces terres ! (…) L’Église en Terre sainte, qui a si souvent fait l’expérience de l’obscur mystère du Golgotha, ne doit jamais cesser d’être l’intrépide héraut du lumineux message d’espérance que le tombeau vide proclame. L’Évangile nous enseigne que Dieu peut faire toutes choses nouvelles, que l’histoire ne se répète pas, que les mémoires peuvent être guéries, que les fruits amers de la récrimination et de l’hostilité peuvent être dépassés et qu’un avenir de justice, de paix, de prospérité et de coopération peut se lever pour tout homme et pour toute femme, pour la famille humaine tout entière, et d’une manière particulière pour le peuple qui demeure sur cette terre si chère au cœur du Sauveur. »


À l’aéroport

« L’un des moments les plus solennels de mon séjour en Israël (a été) ma visite au Mémorial de l’Holocauste à Yad Vashem, où j’ai rencontré quelques-uns des survivants qui ont souffert des maux de la Shoah. Ces rencontres profondément émouvantes m’ont remis en mémoire ma visite, il y a trois ans, au camp de la mort d’Auschwitz où tant de juifs – mères, pères, maris, épouses, frères, sœurs, amis – ont été brutalement exterminés sous un régime impie qui propageait une idéologie d’antisémitisme et de haine. Cet épouvantable chapitre de l’histoire ne doit jamais être oublié ou nié. Au contraire, ces sombres souvenirs devraient renforcer notre détermination à nous rapprocher toujours plus les uns des autres comme des branches du même olivier, nourries à partir des mêmes racines et unis dans l’amour fraternel. (…)

J’aimerais que l’on se souvienne que je suis venu visiter ce pays en ami des Israéliens, tout comme je suis un ami du peuple palestinien. Les amis aiment passer du temps ensemble, et ils sont profondément bouleversés de voir l’autre souffrir. Aucun ami des Israéliens et des Palestiniens ne peut éviter d’être triste de la continuelle tension entre vos deux peuples. Aucun ami ne peut éviter de pleurer à la souffrance et aux pertes en vies humaines que les deux peuples ont endurées durant les six dernières décennies. Permettez-moi de lancer cet appel à tous les peuples de ces terres : Plus d’effusion de sang ! Plus de combats ! Plus de terrorisme ! Plus de guerre ! Brisons plutôt le cercle vicieux de la violence. Que s’établisse ici une paix durable basée sur la justice, que s’établissent ici une réconciliation et une guérison véritables. Que soit universellement reconnu le droit de l’État d’Israël à exister et à jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues. Et que soit de même reconnu le droit du peuple palestinien à une patrie souveraine et indépendante, à vivre avec dignité et à se déplacer librement. Que la solution de deux États devienne une réalité et ne reste pas un rêve. Et que la paix jaillisse de ces terres, qu’elles soient “lumière des nations”, apportant l’espérance à tant d’autres régions affectées par des conflits.

Une des plus tristes images au cours de ma visite sur ces terres fut le mur. En le longeant, j’ai prié pour un avenir dans lequel les peuples de Terre sainte pourront vivre ensemble en paix et en harmonie, sans plus avoir besoin de tels moyens de sécurité et de séparation, mais plutôt dans le respect et la confiance mutuels, et en renonçant à toutes les formes de violence et d’agression. »

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