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Août 2010 Cévennes 063(Véronique MARGRON, Voir le Bonheur, DDB, 2006, pp 29-30 )

  

Temps de carême, préparation de la « grande semaine », Semaine sainte entre toutes où nous méditerons ce mystère toujours intact d’un Dieu donné, livré, assassiné, endormi dans la mort, relevé par la puissance de l’amour sans faille du Père.

 

 

Temps de Carême, heures où reprendre le sens de cette longue traversée de l’existence : nos histoires humaines tant de fois confrontées aux déserts. Ceux du doute, du trop pesant silence, des abandons ; ceux des échecs et des peurs. D’autres déserts aussi. Ceux de la réflexion quand la pensée se fait incertaine, les argumentations tout en précaution, en interrogation cherchant au plus profond la direction à garder ou à ouvrir : euthanasie, clonage, expérimentation sur des embryons humains, etc.

 

Comment dire cette saveur particulière que peut espérer donner la recherche théologique au labeur de la morale et de l’éthique ? En tous ces déserts.

 

Dans sa monté à Jérusalem, ces jours qui précédèrent sa mise à mort et sa mort elle-même, le Christ vient habiter en tout humanité désolée. Lui qui partagea des joies, qui donna à des femmes et des hommes de revivre, en ce temps vient habiter les lieux perdus. Ces souffrances qui défigurent les visages et les histoires, ces violences où nous nous demandons qui est l’homme pour faire cela, Dieu en son Fils vient y planter une tente extrême : la croix. Le Christ se fraye un chemin vers toutes nos nuits. Nuits elles demeurent ; mais non plus nuits désolées, abandonnées.

 

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