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    (Bruno Frappat, Humeur des jours, La Croix, 15 Juin 2013)

Quelques mots pour clore la controverse née chez nos lecteurs après les chroniques des deux dernières semaines. D’abord un grand et immense merci à tous ceux qui ont réagi (oui : à tous !) montrant par là que le débat sur le prétendu « mariage pour tous » avait fracturé gravement notre société et les milieux chrétiens. Il ne nous sera pas possible de répondre personnellement aux cent cinquante messages reçus par diverses voies (lettres, courriels, etc.).

Une gratitude toute particulière à ceux et celles qui ont tenu à soutenir personnellement l’auteur de ces chroniques dans sa démarche, sa manière d’aborder les questions du temps et sa vision de l’époque et de l’Église. Sans dogmatisme, pense-t-il. Ni mépris pour quiconque. Deux évêques nous ont écrit pour nous féliciter et nous dire qu’ils avaient eux-mêmes très mal vécu la période que vient de connaître l’Église de France. Nous préservons leur anonymat, car il s’agissait de lettres personnelles. Mais qu’ils sachent que leurs textes ont été au cœur du chroniqueur.

Parmi les remarques reçues, une phrase étonnante relevée dans le texte d’un correspondant hostile à la « loi Taubira ». Une de ces phrases qui, à la lecture, suscitent plus sans doute que le scripteur ne l’aura souhaité. Comme une fumerolle de l’inconscient ou jaillie du désarroi sincère dont témoigne le reste de sa lettre: « Nous avons aussi besoin d’avoir raison, nous avons besoin de victoire. » Cher lecteur, ce « besoin d’avoir raison » est à la fois compréhensible et dangereux. Nous en sommes tous là : éperdus d’avoir raison. Jusqu’à négliger les « raisons de l’autre ». C’est tout ce que nous avons voulu dire. 

 

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